Interview de Monsieur le prof .

Aujourd’hui mes p’tites tentacules je vous propose de découvrir William Lafleur !

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[ Interview menée par mail ]

Je tiens à remercier Msieur le prof pour sa disponibilité et  sa gentillesse !

Entre les blogs, twitter, facebook, le livre, j’observe une réelle volonté de partage, d’écrire, d’où cela vous vient-il ?

Je suis quelqu’un d’assez timide, j’ai toujours du mal à exprimer ce que je veux à l’oral, alors j’ai trouvé dans l’écriture un moyen de communiquer qui me plaît mieux. Et j’ai toujours aimé raconter des histoires, depuis qu’on nous donne des rédactions à l’école primaire. C’était mon grand plaisir quand on avait une rédaction et que le prof sentait qu’elle valait le coup d’être lue.

Que représente l’écriture pour vous ?

Un moyen de faire de l’ordre dans les choses qu’il y a en vrac dans ma tête. C’est comme s’il y avait un sac de nœud là dedans et que je démêlais tout ça sur du papier. Je me sens mieux après avoir écrit.

Des auteurs ou ouvrages vous ont-ils particulièrement inspirés ?

Albert Camus, pour son écriture blanche. Ça m’a rassuré de voir qu’on n’était pas obligé de faire des métaphores de ouf et d’utiliser des figures de style pour pouvoir écrire une belle histoire.

Paul Auster pour ses thèmes fétiches : la solitude, la quête d’un Autre, l’échec… des thèmes qui me parlaient beaucoup en tant que lecteur et sur lesquels je me suis moi-même mis à écrire.

Avec la publication de « Point final » est-ce plutôt un rêve d’enfant qui se concrétise ou plutôt une opportunité sur laquelle vous avez sauté en vous disant « pourquoi pas » ?

Un rêve d’ado plutôt qu’un rêve d’enfant, oui. Au lycée je n’écrivais que des journaux intimes mais j’avais ce doux rêve d’un jour me faire publier. Je n’aurais pas pensé ça un jour possible, cela dit.

Avez vous fait attention aux critiques faites de votre ouvrage ?

Bien sûr. C’est important de savoir ce que pensent les lecteurs du roman, que leur avis soit positif, ou pas. Après j’ai eu la chance d’avoir énormément de retours positifs, donc c’est forcément plus plaisant que si je m’étais pris une montagne de critiques dans la tronche ! Mais j’accepte les critiques, parce que je le suis moi-même énormément, et je sais quelles sont les limites de mon roman. Elles sont volontaires, comme l’absence totale de description physique des personnages, par exemple, mais peuvent gêner.

Votre forte présence sur les réseaux sociaux fait que vous avez du avoir beaucoup de retour sur votre livre je suppose. Quelles sont ceux qui vous ont le plus touchées ? Énervée ?

C’est toujours très touchant quand quelqu’un qui a lu le livre me dit « Merci ». Parce que pourtant, c’est moi qui suis censé le remercier, il a dépensé de l’argent et du temps pour s’intéresser à ce que j’ai écrit ! Mais d’une manière ou d’une autre, le récit l’a touché, l’a fait réfléchir, prendre du recul, et il en vient à me remercier pour ça, et ça me fait toujours un peu picoter les joues.

Dans les réactions qui m’énervent, il y a ceux qui n’ont pas aimé le livre parce que c’était « trop malsain » à leurs yeux, et c’est frustrant parce qu’il y a une quatrième de couverture qui explique plutôt bien à quoi s’attendre… Effectivement, le contenu du livre est un peu dérangeant par moments, mais c’est pas censé être une surprise non plus !

Qu’en a pensé votre famille ?

Ma mère fait une promo active autour d’elle, et quand elle le croise en libraire ou supermarché, elle le déplace pour le mettre en avant sur les étals. Mais je n’ai pas trop demandé à savoir ce qu’ils en avaient pensé, ça me met plutôt mal à l’aise d’en parler, j’aurais d’ailleurs préféré qu’ils ne le lisent pas.

Quel conseil donneriez-vous au futurs écrivains ?

Je suis pas sûr d’être très bien placé pour donner des conseils… mais le conseil que j’essaie de suivre moi-même, c’est de proposer aux lecteurs un pitch qui moi-même me donnerait envie de lire. Faut qu’en une phrase, quand on résume le livre, ça donne envie de se plonger dans le truc. Là pour Point Final, en une phrase c’est : « C’est l’histoire d’un mec qui se fait passer pour mort et observe les réactions de sa famille. » Ça intrigue pas mal je trouve, donc ça peut intéresser les lecteurs. Après bon, avoir un pitch accrocheur ne fait as forcément un bon roman, mais c’est un début !

Avez-vous un autre projet de livre en préparation ?

Oui, même plusieurs ! Mais ils sont très ambitieux et j’en suis pour l’instant à esquisser leurs contours. Il faut vraiment que je prenne le temps d’écrire. Et sinon on planche toujours sur la version Papier de Partenaires Particulières ( partenairesparticulieres.com )

Concernant « Point Final »

Comment vous est venu l’idée de créer ce livre, cette histoire si particulière ? Vous faire passer pour mort et pouvoir observer les réactions de votre entourage était-ce un rêve que vous avez pu réaliser par le biais de votre personnage principal ?

Je parle de tout ça dans la postface du livre !

Votre expérience de professeur vous a sûrement aidé à la création des personnages des enfants, à imaginer leurs comportements, non ? Dans quelle mesure ?

Ma foi non, j’ai écrit ce livre avant de devenir prof.

Vous y abordez des thématiques telles que le deuil, internet, la communication entre les membres d’une même famille, l’isolation de certains adolescent etc en quoi sont-elle importantes pour vous ? Avez-vous voulu faire passer un message ?

Pas forcément passer un message, mais plutôt parler de ce que j’ai vécu, ressenti moi-même, tout simplement.

La chute était imprévisible, comment vous en est venue l’idée ?

Alors attention, on entre en ZONE SPOILER là. J’ai une vision de l’écriture assez particulière. En fait je me suis rendu compte que dans quasiment tous mes projets d’écriture, un de mes buts était de surprendre, voire de trahir le lecteur. Il s’attend à quelque chose et BIM, au dernier moment je change les règles du jeu. Par exemple mon blog de voyage que j’ai tenu l’été dernier, on s’attend à quelqu’un qui raconte ce qu’il voit, un truc léger fait de rencontres et de jolis paysages, et BIM au fur et à mesure on se rend compte que c’est avant tout un récit introspectif. Idem pour Partenaires Particulières, on s’attend à un blog où le mec raconte avec légèreté ses rencontres sur « Adopte un Mec » et BIM, au fur et à mesure, le ton devient plus intime. C’est pareil avec Point Final.

Quel en était le but ? Faire culpabiliser les lecteurs ?

Un des buts n’était pas de faire culpabiliser les lecteurs, mais plutôt de leur dire de faire attention. Ce narrateur qu’ils étaient voués à haïr (et c’est bien normal) était en fait peut-être bien plus inoffensif qu’il n’y paraissait.

Avoir intégré les commentaire que le blog « de l’homme mort » à la fin de livre, était-ce simplement pour illustrer vos propos ? Ou aussi permettre au lecteur de s’identifier non plus aux personnages comme dans le reste du livre mais aux lecteurs du blog, les « voyeurs » ?

Il s’agissait effectivement de replacer le récit dans son contexte : un blog qui a réellement existé, et qui avait des lecteurs qui réagissaient après chaque chapitre. J’ai sélectionné les commentaires (il y en avait un peu plus mais ils se répétaient pas mal) afin que le lecteur du livre puisse se retrouver dedans, ou se confronter à des réactions autres que les siennes, d’ailleurs.

Pour fini sur un registre plus léger :

Avez-vous des passions ? Quelles sont-elles ?

J’aime bien la lecture mais je ne lis pas assez, j’aime le cinéma mais je ne regarde plus de film, résultat, je joue bien trop aux jeux vidéo.

Quels jeux vidéo vous ont fait le plus vibrer ?

Généralement ce sont les jeux de rôles qui me restent le plus en mémoire, parce qu’ils ont un univers beaucoup plus dense que les autres. Et ils sont souvent plus longs aussi, du coup on a vraiment l’impression d’accompagner les personnages pendant des heures, et quand le jeu est fini, c’est un peu comme si on perdait un ami. Je pense notamment à The Witcher 3 dernièrement, qui m’a demandé près de 50 heures pour le finir, et c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai quitté mon poto Geralt.

Sinon dans les jeux qui ont marqué mon enfance, il y a Final Fantasy VI, Earthbound et Chrono Trigger, trois grands jeux de rôles japonais que je prends plaisir à recommencer régulièrement.

Si vous deviez vous décrire avec un jeu vidéo, un livre, un film, une série quels seraient-ils ?

Sorry je suis nul en portrait chinois.

Si vous deviez me conseiller une ou plusieurs chaînes youtube ainsi qu’un livre quelles seraient-ils ? Et Pourquoi ?

Je ne suis pas vraiment de chaînes Youtube, je mate juste les vidéos qu’on m’envoie…

Pour ce qui est des livres, c’est toujours dur de conseiller un bouquin à quelqu’un qu’on ne connaît pas, et c’est même contre-productif à mes yeux. Mais prochainement j’aimerais bien me lancer dans un petit podcast mensuel où je parlerai d’un livre, et ceux que ça intéressera pourront le lire !

Votre mot de la fin ?

« Flabbergasted », je kiffe ce mot, et je n’ai pas souvent l’occasion de l’utiliser.

 

 

Une réflexion sur “Interview de Monsieur le prof .

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